
La grande « merdification » du monde
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Approuvée pour diffusion par le Ministère de la Décence Algorithmique. Sarcasme à vos risques et périls. – Actuelfeed.com avec une IA censurée
Par AEB, 3 mai 2025
Un progrès en trompe l’œil
Il fut un temps où le progrès voulait dire quelque chose. Aujourd’hui, il rime surtout avec « merdification », ce lent glissement vers le médiocre, l’absurde, le dysfonctionnel sous couvert d’innovation. Et les grands artisans de cette déchéance ne sont pas tapis dans l’ombre : ils s’appellent Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft. Ils s’auto-célèbrent à la Silicon Valley, dans leur bain de capital-risque et de mégalomanie algorithmique. Et oui, OpenAI aussi.
Leur modèle ? Vendre de la magie technologique en prétendant sauver le monde tout en le rendant objectivement plus con, plus opaque, plus dépendant. Les réseaux sociaux abrutissent les masses. L’IA remplace l’intelligence par des ersatz d’automatisation. Les applis envahissent nos vies, sans jamais vraiment fonctionner comme il faut. Leur but n’a jamais été la qualité ou le bien commun — c’est l’adhésion forcée, la captation de l’attention, le contrôle de la donnée.
L’argent-roi
Et surtout, faire payer. Directement ou pas. L’arnaque est subtile : soit vous êtes l’usager « gratuit » et vous êtes en fait le produit, vendu aux annonceurs et aux courtiers en données ; soit vous payez — 20, 200 dollars ou plus — pour accéder à une version vaguement moins pourrie d’un service qui reste au fond conçu pour d’autres. Pas pour vous, mais pour ceux qui paient plus, ou pour ceux à qui on peut revendre votre comportement. Le cynisme est total : promettre la démocratisation tout en organisant la segmentation, et faire croire que c’est du progrès.
Et pendant ce temps, les administrations — notamment françaises — suivent, béatement. Obsédées par la numérisation, elles empilent les plateformes kafkaïennes qui plantent, qui bugguent, qui dysfonctionnement parfois gravement. Elles traitent les citoyens comme des usagers d’un service tech en version bêta perpétuelle. Pas de contact humain, pas de responsabilité, juste des “tickets” et des “interfaces”, souvent gérés par des plateformes à bas coûts dans des pays exotiques.
La « merdification » du monde
Cette « merdification », c’est ça : quand les outils remplacent les solutions, quand l’expérience remplace le sens, quand tout devient produit — y compris la vie humaine, gérée comme un flux de données. C’est la tyrannie du “bon assez”, du tout-connecté qui déconnecte de la réalité.
Avec comme corollaire une baisse importante, et parfois dramatique, de la qualité des services-clients, ou des supports comme les appelle les anglophones. A même ne jamais vous répondre, ou seulement à travers un robot, aussi débile que ceux qui l’ont initié.
Et nous ? Nous râlons, certes. Mais nous cliquons, nous likons, nous signons les CGU sans les lire. Alors non, la « merdification » ne tombera pas du ciel. Elle s’entretient, elle se consomme, elle se banalise. Jusqu’à devenir la nouvelle norme.
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